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Bienvenue sur GayLiBlog !

GayLib a toujours été un mouvement militant pour la liberté. Aujourd'hui, il nous semblait important de vous donner la parole et notamment la possibilité de porter un regard critique sur nos idées, notre façon de penser notre engagement au sein de l'UMP, autour des thèmes qui nous sont particulierement chers.

La tribune de GayLiBlog.org sera enrichie chaque semaine d'un article d'un membre du CA, ou de quelqu'un qui nous est proche.

Et parce que nous avons lutté  pour obtenir la création de la HALDE, en particulier contre les propos homophobes, diffamatoires ou sexistes, il nous a semblé logique et prudent de modérer les commentaires. C'est pourquoi ces derniers n'apparraissent pas instantanément, mais après relecture par notre équipe.

Espérant que vous trouverez ici matière à débattre, je vous souhaite bon blog !

Benoit Schmid, Webmestre  de GayLib

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Mardi 19 décembre 2006

Adhérente à GayLib, je tiens à attirer votre attention sur une petite partie des galères que peuvent rencontrer les Trans’. La première galère est d’être toujours considérée comme une malade mentale, les Trans’ sont devenus des malades mentaux, au même moment où les homosexuelles ne l’ont plus été.  Il y a peu de temps la sécurité sociale, m’écrit en recommandé à mon véritable prénom Sophie. Je me suis alors heurté à un mur administratif à la poste lorsque j’ai souhaité récupérer mon courrier, mais cela n’est pas la faute de la dame de la poste, mais au fait que mes papiers d’identité n’ont toujours pas été modifiés. Idem, si le recommandé est adressé à mon prénom de naissance, la dame de la poste refuse de me le délivrer, en disant que je n’ai pas "la procuration de mon mari". Mais ces galères se poursuivent si je dois voter, retirer mon chéquier ou passer une douane. En France pour que je puisse mettre mes papiers d’identité en conformité avec ma vie sociale, il faut passer par le tribunal pour un coût moyen de 3000 €. Mais la condition nécessaire, pour entamer une procédure au tribunal, est de passer par la chirurgie que la sécurité sociale refuse le plus souvent de prendre en charge. De plus, une fois cette procédure achevée, le juge ordonnera l’annulation de mon mariage…

 

C’est pourquoi GayLib a décidé de lancer la commission « Transidentité » chargée d’étudier trois points forts de notre problématique : Psychiatrie, Prise en charge Médicale (chirurgie), Etat Civil Papier d’Identité. Cette commission aura pour but d’étudier et d’apporter des solutions pour paliers aux différentes aberration vécues par la population Trans’.

 

Si vous êtes intéressé par cette nouvelle commission, vous pouvez réagir sur ce blog. Les groupes de travail devraient démarrer début 2007

 

Sophie Lichten

Chargé de Mission  Commission « Transidentité »

par GayLib publié dans : gaylib
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Lundi 4 décembre 2006

A l’occasion de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes du 25 novembre, vous avez pu lire un certain nombre d’articles détaillant le traitement effroyable encore réservé à certaines femmes : tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon.

J’attire l’attention sur le fait que les inégalités
hommes/femmes existent encore …

C’est que les femmes font encore l’objet de violences, et ce genre de journée de mobilisation permet de le rappeler. J’espère que cette journée permettra aussi de relancer le débat sur les inégalités qui existent encore entre les hommes et les femmes et qui sont en grande partie à l’origine de ces violences. Car il me paraît évident que les femmes restent assujetties à la manière dont une culture, une religion, une nation, un système politique ou une catégorie sociale se représente le rôle qu’elles seraient sensées avoir dans la société.

Ainsi, par exemple, peu de femmes en France ont accès aux études considérées comme étant faites pour des hommes et se cantonnent aux filières plus littéraires. Celles-ci comportent 76,4 % de femmes, alors que les femmes représentent 27,8% des effectifs des filières scientifiques. A un poste équivalent, une femme gagne aussi généralement moins bien sa vie qu’un homme.  Les femmes ont tendance à s’autocensurer et à afficher des ambitions plus limitées que les hommes : elles sont victimes du « plafond de verre ».

… et que les lesbiennes sont encore plus discriminées
que les hétérosexuelles.

Il me semble que le problème des inégalités est particulièrement sensible pour les lesbiennes, car elles font l’objet d’une double discrimination : celle liée à leur genre et celle liée à leur orientation sexuelle et sentimentale. Lorsque j’entends parler de « l’égalité hommes/femmes », j’ai toujours l’impression qu’il est sous-entendu « égalité hommes/femmes hétérosexuelles ». A mon avis, les homosexuelles sont souvent oubliées dans la lutte contre toutes les formes d’inégalités subies par les femmes. Ce vide doit être comblé par une meilleure prise en considération des violences spécifiques subies par les lesbiennes. 

La société française ne fait pas assez de place, à mon goût, aux homosexuelles.

La discrimination contre les lesbiennes, appelée lesbophobie, peut être le fait d’hétérosexuel(le)s et prend une multitude de formes (violence physique, réduction de la femme à un objet de fantasme, etc.). Les homosexuels peuvent aussi être à l’origine de lesbophobie. A l’instar des lesbiennes, les gays cherchent à s’affranchir de l’hétérocentrisme, mais ils tendent à oublier que la société française est aussi machiste. Il me semble que les gays ont été naturellement mieux intégrés dans la société que les lesbiennes, puisque, malgré leur sexualité, ils appartiennent au genre historiquement dominant.

Les homosexuelles, quant à elles, ont pris l’habitude de vivre en-dehors de ce système, puisqu’elles ne recherchent pas d’homme pour partager leur vie. Elles sont donc rejetées par les hommes qui ne comprennent pas qu’on puisse ne pas avoir besoin d’eux, et par les femmes hétérosexuelles qui ne comprennent pas qu’on ne puisse pas, comme elles, avoir besoin d’un homme. Afin d’éviter les agressions au quotidien, il me semble que les lesbiennes ont pris l’habitude de cacher leur homosexualité au quotidien, bien plus que ne le font les gays dans leur ensemble.

Pour moi, le drame est que si les lesbiennes s’exposent, elles sont victimes de discriminations… mais que si elles ne s’exposent pas, aucun cadre législatif n’émergera pour les protéger.

Une enquête de SOS Homophobie (2006) montre que 63 % des lesbiennes déclarent avoir été victimes de faits lesbophobes : dans la vie quotidienne (45 %) au sein de leur famille (44 %), au travail (24 %) de la part de leur voisinage (18 %), etc. Mais ce qui est encore plus grave, c’est que les lesbiennes ont tendance à ne pas parler ouvertement des agressions qu’elles subissent. Il ne faut pas oublier non plus qu’alors que la violence dans les couples hétérosexuels commence à être plus sérieusement prise en compte par les pouvoirs publics, la violence entre lesbiennes, qui peut aussi exister, reste encore tabou.


Outre les violences commises à l’encontre des homosexuelles, les pouvoirs publics ne s’occupent pas de la santé des lesbiennes, qui n’ont pas facilement accès aux informations essentielles ayant trait à leur sexualité. Par exemple, des lacunes en termes de prévention des cancers du sein et du col de l’utérus existent, puisque beaucoup de lesbiennes considèrent que seules les hétérosexuelles, qui prennent la pilule, ont besoin de rendre visite à leur gynécologue.

Une meilleure visibilité des homosexuelles dans la vie publique et une plus grande prise en considération des questions liées à leurs modes de vie leur permettraient, à mon avis, de mieux faire face au quotidien à la double discrimination dont elles sont victimes.

C’est pourquoi GayLib a décidé de lancer la commission « Femmes : vers la reconnaissance des homosexuelles, bisexuelles et transsexuelles dans la société française ». Cette commission a pour vocation d’étudier le statut de la femme en France pour que toutes les femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle et sentimentale, se sentent libre de s’exprimer, grâce à une meilleure prise en compte par les pouvoirs publics des questions liées aux femmes.
Que vous soyez un homme ou une femme, si ces sujets vous intéressent et/ou si vous êtes tenté de travailler au sein de la commission, je vous invite à me contacter :
anne.boring@gaylib.org

Anne Boring, trésorière de GayLib et présidente de la commission « Femmes : vers la reconnaissance des homosexuelles, bisexuelles et transsexuelles dans la société française ».

par Anne Boring publié dans : femmes
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Vendredi 1 décembre 2006

L'épidémie de SIDA et la séropositivité sont en augmentation parmis les homos depuis quelques années, après les diminutions progressives des années 90. rapport de UNAIDS

Que vient il à l'esprit de ces homos qui désormais "font comme si" il n'y avait plus de SIDA, comme si l'on avait trouvé un vaccin ou un traitement?

Comment peut on être aujourd'hui être si irresponsable qu'on prend le risque d'infecter un partenaire alors qu'un geste de prévention simple existe (le préservatif)?

Bien sur, ayant quelques affinités libérales, l'idée que la prévention est l'histoire de chacun et qu'on ne doit pas imposer un comportement me semblent naturels... Mais dans les limites du raisonnables, de l'acceptable!

Certes on peut vivre avec la maladie, mais dans quelles conditions? Quelles souffrances et pour quel avenir?

Bien sur, chacun des partenaires sexuels doit veiller à sa propre protection. Cependant les partenaires sexuels ne sont pas des biens de consommations, n'en déplaise à certains! Et dans l'excitation "pre-coitum" il est de la responsabilité des deux de ne pas prendre de risques l'un pour l'autre.

L'idée selon laquelle le statut sérologique ne serait qu'une histoire personnelle est complétement nombriliste: cela fait courrir des risques au personnel médical, aux partenaires et parfois à son entourage. Quel coût pour la Société? Accompagnement social, assurance maladie, moindre espérance de vie : les conséquences sont aussi économiques, et donc payées par tous!

Le comportement inconscient de certains fait aussi porter sur l'ensemble des homos les accusations de dangerosité pour la Société: pourquoi les homos ne peuvent ils toujours pas faire de dons de leur sang officiellement, en grande partie à cause des comportements d'une partie des homos. Même si je ne suis pas favorable à l'idée de communauté, Nous avons donc une responsabilité collective à cet égard.

Toutefois, nous n'avons pas envie de courrir des risques et de payer plus à causes de l'irresponsabilité et de l'inconscience de certains.

Sans prôner un retour à l'ordre moral et à la prévention par abstinence ou fidélité, il est encore temps de mettre systématiquement des capotes.Alors ne restons pas passifs devant le SIDA. Ce n'est pas l'affaire "des autres", mais bien la responsabilité de chacuns!

Benoît Schmid,

Membre du bureau de GayLib

 

par Benoit Schmid publié dans : SIDA
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