Paris, Belfort, Amiens : quels points communs entre ces trois villes ? a priori pas grand-chose. Pourtant, dans ces 3 villes, le tribunal a jugé que l’intérêt d’un enfant passait par la reconnaissance juridique des liens affectifs qu’il tisse au quotidien avec la compagne de sa mère biologique. 3 couples de femmes et des enfants ; cela pourrait être un titre de film ; ce n’est juste que l’histoire de familles dont les membres déploient de l’énergie pour emmagasiner des m3 de témoignages, monter un dossier, travailler avec un avocat...pour être jugés ...coupables d’amour...
Par le biais de l’adoption simple prononcée par le tribunal, ces enfants ont donc désormais un lien juridique fort avec leur seconde maman, un lien pour la vie, pas seulement une délégation d’autorité parentale qui s’arrête à 18 ans.
Le premier tient au fait que la justice est humaine. Dans le bon sens du terme, on vient de le voir, elle est capable d’humanité et de comprendre la souffrance et l’inquiétude de femmes envers l’avenir de leurs enfants. Mais la justice est aussi humaine parce que le juge dispose de son libre arbitre. Il n’y aura donc jamais unicité de décision sur tout le territoire et la situation de chaque famille restera subordonnée à l’avis d’un juge.
Le second problème concerne la situation de la mère biologique qui ayant œuvré pour que sa compagne accède à l’adoption, perd son autorité parentale. Peut-on accepter durablement de priver une mère de son autorité parentale pour la confier à la seconde maman ? Même cela relève pour ces couples d’un geste d’amour et confiance manifeste, cette situation doit être prise en compte par le législateur qui seul peut y remédier.
Les parlementaires pourront-ils longtemps accepter que la justice leur donne des leçons d’humanité ?
Depuis 2004, Gaylib défend la possibilité pour le second parent d’adopter l’enfant de sa compagne/son compagnon quand il existe une seule filiation. Il n’y a dans ce cas personne à léser. Pas d’inconvénient, que des avantages !!
Même si notre combat ne porte pas que sur cet aspect, nous continuerons à nous battre tant que nous n’aurons pas remporté cette bataille. Parce que c’est ce en quoi nous croyons et parce que nous nous devons de gagner pour nos enfants.
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