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Bienvenue sur GayLiBlog !

GayLib a toujours été un mouvement militant pour la liberté. Aujourd'hui, il nous semblait important de vous donner la parole et notamment la possibilité de porter un regard critique sur nos idées, notre façon de penser notre engagement au sein de l'UMP, autour des thèmes qui nous sont particulierement chers.

La tribune de GayLiBlog.org sera enrichie chaque semaine d'un article d'un membre du CA, ou de quelqu'un qui nous est proche.

Et parce que nous avons lutté  pour obtenir la création de la HALDE, en particulier contre les propos homophobes, diffamatoires ou sexistes, il nous a semblé logique et prudent de modérer les commentaires. C'est pourquoi ces derniers n'apparraissent pas instantanément, mais après relecture par notre équipe.

Espérant que vous trouverez ici matière à débattre, je vous souhaite bon blog !

Benoit Schmid, Webmestre  de GayLib

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Samedi 17 février 2007

Paris, Belfort, Amiens : quels points communs entre ces trois villes ? a priori pas grand-chose. Pourtant, dans ces 3 villes, le tribunal a jugé que l’intérêt d’un enfant passait par la reconnaissance juridique des liens affectifs qu’il tisse au quotidien avec la compagne de sa mère biologique. 3 couples de femmes et des enfants ; cela pourrait être un titre de film ; ce n’est juste que l’histoire de familles dont les membres déploient de l’énergie pour emmagasiner des m3 de témoignages, monter un dossier, travailler avec un avocat...pour être jugés ...coupables d’amour...

Par le biais de l’adoption simple prononcée par le tribunal, ces enfants ont donc désormais un lien juridique fort avec leur seconde maman, un lien pour la vie, pas seulement une délégation d’autorité parentale qui s’arrête à 18 ans.

 

 

C’est la fête, me direz vous ? non loin de là car derrière le soulagement et le bonheur de ces familles et la satisfaction affichée par les associations LGBT, apparaissent deux épineux problèmes.

Le premier tient au fait que la justice est humaine. Dans le bon sens du terme, on vient de le voir, elle est capable d’humanité et de comprendre la souffrance et l’inquiétude de femmes envers l’avenir de leurs enfants. Mais la justice est aussi humaine parce que le juge dispose de son libre arbitre. Il n’y aura donc jamais unicité de décision sur tout le territoire et la situation de chaque famille restera subordonnée à l’avis d’un juge.

Le second problème concerne la situation de la mère biologique qui ayant œuvré pour que sa compagne accède à l’adoption, perd son autorité parentale. Peut-on accepter durablement de priver une mère de son autorité parentale pour la confier à la seconde maman ? Même cela relève pour ces couples d’un geste d’amour et confiance manifeste, cette situation doit être prise en compte par le législateur qui seul peut y remédier.

 

 

Certains politiques pourraient être tentés de dire « puisque les magistrats s’en occupent, ne faisons rien », par frilosité au cas où «bouger » ferait perdre des voix…c’est marrant d’ailleurs, cette façon de voir les choses sans jamais se demander, si « bouger » ne ferait pas gagner des électeurs.

Les parlementaires pourront-ils longtemps accepter que la justice leur donne des leçons d’humanité ?

Depuis 2004, Gaylib défend la possibilité pour le second parent d’adopter l’enfant de sa compagne/son compagnon quand il existe une seule filiation. Il n’y a dans ce cas personne à léser. Pas d’inconvénient, que des avantages !!

Même si notre combat ne porte pas que sur cet aspect, nous continuerons à nous battre tant que nous n’aurons pas remporté cette bataille. Parce que c’est ce en quoi nous croyons et parce que nous nous devons de gagner pour nos enfants.

 

 

Alors, Mesdames, Messieurs les politique, un peu d’audace que diable et ne nous la jouez pas « courage fuyons »

.

par Emmanuelle Revolon publié dans : actualité
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Mercredi 14 février 2007

« Le plus triste, hélas, de toutes les vieillesses, c’est la vieillesse de l’amour »

Jules Barbey d’Aurevilly

Par cette citation, je souhaiterais pouvoir atteindre ces « jeunes » hommes (il n’y a pas de limite d’âge !) que j’ai entendu très souvent traiter de « Vieille » leur pauvre compagnon de plus de 40 ans. Je ne sais pas encore comment les « filles » agissent à ce niveau-là mais notre commission « Femmes » existe. Toutefois, je suis à peu près sûre qu’il n’y a pas trop de différences entre les hétéros et les LGBT ! Aussi, sans amertume aucune j’aimerais vous « léguer » mon opinion :

La vieillesse n’a pas d’âge et un centenaire rescapé de la guerre 14-18 capable de raconter des anecdotes historiques et personnelles sur cette période est encore « jeune » car infiniment intéressant et sachant susciter l’émotion. Or, comme vous le savez, les belles émotions sont diverses, elles résident dans tout  La critique « bête  et  méchante » telle que l’on peut la rencontrer dans l’homophobie, par exemple, ne grandit en rien la personne qui se vante et en plus la claironne avec fierté. Elle est mépris dont pourrait être associée « méprise » c’est-à-dire, erreur.

Alors, cessez de mépriser en général car vous asseyez, par cette attitude, une inaptitude ou incapacité à « grandir ». Soyez plus malin et réfléchissez plutôt à cette phrase : 

« La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable et une sérénité bien préférable à la passion » 

(Marcel Jouhandeau) 

Sur ce, BONNE SAINT-VALENTIN à tous !!! 

aux LGBT, aux hétéros, jeunes, moins jeunes, mais aussi aux célibataires qui ont tous, j’en suis persuadée, un être réel ou imaginaire dans la tête... 

Annick de MANASSEIN 

Membre du CA de Gaylib 

Participante aux Commissions « Education-Santé-Jeunesse », « Célibataires et paupérisation » et « Femmes »

par Annick De manassein publié dans : actualité
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Lundi 5 février 2007

GayLib a reçu Christine Boutin le 31 janvier dernier. 

Cette rencontre peut sembler étonnante, voire même choquante, mais en fait il est toujours bon de discuter respectueusement avec ceux qui ne partagent pas toutes nos convictions, pour se comprendre et pour que les affrontements soient évités quand c'est possible.

GayLib a réuni une centaine de personnes pour l'occasion, la salle était pleine. Le débat est resté courtois, malgré les différences qui nous opposent :

Christine Boutin nous a exposé son avis sur nos sujets, avis qui ne nous est pas souvent favorable. Elle est contre presque tout ce que nous demandons, mais elle ne veut pas en faire un combat personnel, et ne se mettra plus en avant sur ces sujets.

Elle explique son avis par ce qu'elle appelle la dissociation entre nature et culture, la culture étant ici la loi. Selon elle, les gays ont été les premiers à demander cette dissociation, avec le PACS, mais depuis les hétéros relaient cette demande. Elle craint une société totalitaire où les enfants seraient faits artificiellement, et c'est pour ça qu'elle s'oppose à ce que veulent les homosexuels, de l'union civile à la reconnaissance légale du second parent et l'assistance médicale à la procréation.

 

Mais, répondant à Emmanuel Blanc qui l'interrogeait sur Vanneste, elle a déclaré qu'elle pense que l'homophobie existe, et que toucher à la dignité de la personne par des expressions qui touchent à l'orientation sexuelle est inadmissible.

Une autre question posée par un adhérent de GayLib lui a permis d'apprendre que l'homosexualité n'est jamais un choix, mais qu'elle se découvre comme un fait. Comme quoi ce type de débats est utile !

Nous avons découvert une femme profondément humaine et respectueuse, et elle a découvert certaines réalités, comme la vie des trans que lui a exposée Sophie, la présidente de notre commission "transidentités". Elle a été profondément touchée par les humiliations que subissent ces personnes pour pouvoir vivre sereinement, notamment parce que le changement de sexe est très psychiatrisé en France. Elle a découvert que 80 % des trans ne se font pas opérer, et ont donc des papiers d'identité qui ne correspondent pas à leur apparence physique, ce qui les gêne terriblement au quotidien, et qui peut même les empêcher de voter.

Christine Boutin a promis de rencontrer Sophie pour creuser ces thématiques, et pour que les trans ne soient plus considérés comme des malades mentaux.

Patrick Joly

par Patrick Joly publié dans : gaylib
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